Bulûgh Al-Marâm est un livre béni et bénéfique; bien qu'il ne soit pas très volumineux, il comporte ce qui permet de se dispenser d'ouvrages plus longs, et les savants, passés et contemporains, se sont tournés vers lui.

Ainsi, on ne trouve pas une assise d'un savant sans que Bulûgh Al-Marâm ne figure en tête de la liste des cours; et les étudiants l'ont adopté pour la mémorisation et les discussions scientifiques, en s'en suffisant au détriment d'autres ouvrages semblables. Les gens l'ont accepté et se sont tournés vers lui si bien qu’à toute époque le plus grand nombre en a tiré bénéfice.

Ce livre comporte des qualités éminentes qu'on ne trouve pas ailleurs, parmi celles-ci:

 

En somme, Bulûgh Al Marâm compte parmi les meilleurs livres dans l'exposé des règles religieuses, et il convient aux étudiants en sciences religieuses de le mémoriser, le comprendre; et d'y prêter une grande attention. L'auteur l'a rédigé de manière éloquente, afin que celui qui mémorise se distingue parmi ses semblables, que celui qui débute sur le chemin de la science puisse s'en aider, et que celui qui est plus avancé ne puisse s'en passer; qu'Allah accorde à l'auteur la meilleure des récompenses.

Biographie de Ibn Hajar Al-Asqalani:

Enfance et études

Il est né au Caire en 1372, fils du savant et poète Shafi'i Nur al-Din Ali. Ses deux parents étant morts pendant son enfance, il est devenu, ainsi que sa sœur, Sitt al-Rakb, pupille du frère de la première femme de son père, Zaki al-Din al-Kharrubi qui inscrit Ibn Hajar dans une école coranique alors qu'il n’avait que cinq ans. Il excelle dans ses études, apprenant la sourate Maryam en une seule journée et progressant dans la mémorisation de textes comme le Coran, puis la version abrégée des œuvres d'Ibn al-Hajib sur les fondements du Fiqh. Quand il accompagna al-Kharrubi à La Mecque à l'âge de 12 ans, il était considéré comme capable de diriger les prières du Tarawih au cours du Ramadan. Lorsque son tuteur est décédé en 1386, l'éducation d’Ibn Hajar en Égypte a été confiée à un universitaire versé dans les Hadith, Shams al-Din ibn al-Qattan qui le fit assister aux cours donnés par al-Bulqini ( d. 1404) et Ibn al-Mulaqqin (d. 1402) dans le domaine des Fiqhs Shafi'i et Zayn al-Din al-'Iraqi (d. 1404) dans le domaine des hadiths, jusqu’à ce qu’il se rende à Damas et Jérusalem étudier sous la direction de Shams al-Din al-Qalqashandi (d. 1407), Badr al-Din al-Balisi (d. 1401) et Fatima bint al-al-Manja Tanukhiyya (d. 1401).

Après une nouvelle visite à La Mecque, à Médine et au Yémen, il est ensuite retourné en Égypte.En 1397, à l'âge de vingt-cinq ans, il épousa Anas Khatun qui était elle-même une experte en hadiths de par les connaissances en ijaza qu’elle détenait de Zayn al-Din al-'Iraqi.Elle donnait des conférences publiques à des assemblées d’Ouléma auxquelles assistait al-Sakhawi.

 

Ibn Hajar a été nommé à plusieurs reprises au poste de juge égyptien (Cadi) et est l’auteur de plus de cinquante ouvrages sur les hadiths, de livres d’histoire, de biographies, d’exégèses coraniques (Tafsir), de compilations sur la poésie et la jurisprudence Shafi'i. En 1414 (année 817 de l’hégire), Ibn Hajar s’est attaqué à l'immense tâche de commenter l’œuvre de Sahih Bukhari. Ibn Rajab a commencé à écrire un énorme commentaire sur Sahih Bukhari dans les années 1390 sous le titre de Fath al-Bari, mais n’était parvenu qu’à la section des prières funèbres au moment de sa mort.

Ibn Hajar a décidé de donner à ses propres commentaires le même titre, Fath al-Bari, qui avec le temps est devenu le commentaire le plus réputé de Sahih Bukhari. Quand il le termina, en décembre 1428, une cérémonie a eu lieu près du Caire, à laquelle ont participé les oulémas, les juges et les principales personnalités égyptiennes. Ibn Hajar lut les dernières pages de son travail, après quoi les poètes récitèrent des éloges et de l'or fut distribué. Ce fut selon l'historien Ibn Iyaas, la plus grande célébration de l’époque en Égypte.

 

Mort de Ibn Hajar

Ibn Hajar est décédé après les prières d’Isha le 2 février 1449 à l'âge de soixante dix-neuf ans. Ses funérailles au Caire ont été suivies par une foule estimée à cinquante mille personnes, dont le sultan et le calife.

 

Œuvres

 

Références

Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé

« Ibn Hajar al-Asqalani »

le travail d’Ibn Rajab a été publié par Dar Ibn al-Jawzi et comportait 7 volumes correspondant seulement aux 12 premières des 77 sections des œuvres complètes de Sahih Bukhari (c'est-à-dire moins d'un 1 / 6 de la totalité de l’ouvrage). On peut seulement imaginer l’ampleur qu’aurait eu ce travail si Ibn Rajab a été en mesure de le mener à son terme.

 

 

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